La SAS est la forme de société la plus souple du droit français. Vous en concevez la gouvernance presque librement dans les statuts, ce qui en fait le terrain naturel des startups, des projets à plusieurs associés et de tous ceux qui prévoient de lever des fonds ou d'associer leurs équipes au capital.
En bref
- Associés
- 1 ou plus (avec un associé unique, c'est une SASU)
- Capital minimum
- 1 €, librement fixé
- Responsabilité
- Limitée aux apports
- Fiscalité
- Impôt sur les sociétés (IS) par défaut, option pour l'impôt sur le revenu (IR) pendant 5 ans
- Dirigeant
- Président, assimilé-salarié au regard de la protection sociale
Avantages
- Statuts très souples : vous fixez la gouvernance, les catégories d'actions et les règles de cession.
- Conçue pour la levée de fonds : émission simple d'actions, d'actions de préférence et de BSPCE pour les équipes et les investisseurs.
- La responsabilité limitée aux apports protège votre patrimoine personnel.
- Le président relève du régime général de la Sécurité sociale, une protection plus solide que celle d'un dirigeant travailleur non salarié.
- De nouveaux associés peuvent entrer ou sortir sans refondre toute la structure.
Arbitrages
- Cotisations sociales plus élevées sur la rémunération du président que pour un dirigeant travailleur non salarié (TNS).
- Des statuts souples doivent être rédigés avec soin : la liberté engage la responsabilité.
- Comptabilité complète et dépôt des comptes annuels : un fonctionnement plus coûteux qu'une micro-entreprise.
Idéal pour
Les fondateurs qui prévoient de lever des fonds, d'associer leurs équipes au capital ou de construire à plusieurs : le choix standard des projets ambitieux.
Questions fréquentes
SAS ou SARL, laquelle choisir ?
Optez pour la SAS si vous voulez de la souplesse et prévoyez de lever des fonds ou d'ouvrir le capital. Préférez la SARL pour une activité plus petite, dirigée par son propriétaire ou familiale, où un cadre stable compte davantage que la flexibilité.
Puis-je créer une SAS seul ?
Oui : avec un associé unique, il s'agit techniquement d'une SASU, qui suit exactement les mêmes règles. Vous pourrez accueillir de nouveaux associés plus tard sans changer de forme.
Quel capital social prévoir ?
Légalement 1 € suffit, mais un montant réaliste renforce votre crédibilité auprès des banques et des partenaires. La moitié peut être libérée à la constitution, le solde dans les cinq ans.